Petit essai sur la beauté évidente d'une personne.
ou
Décadence programmée d'une fille trop gentille.
Belle, elle était belle, elle était même magnifique. Il était 10h 34 et 42 secondes, c'était l'automne, les feuilles tombaient et formés ce doux tapis d'or qui embellit les routes , ;les rues et les jardins de l'hémisphère nord. Elle s'était réveillait un peu plus tôt, d'un réveil doux et sucré, gonflés de bonheur, et après un déjeuner rêveur, encore plongé dans un sommeil rieur, elle se glissa furtivement vers son ordinateur. Enveloppés d'une couverture légère, qui laissait apercevoir ses fines épaules, Morgane commença un vagabondage à travers internet. Recroquevillé gentement dans son fauteuil, elle visita ,commenta la majorité des vies de ses amis. Elle était joyeuse, contente, heureuse, une chaleur d'une délicatesse automnale l'entouré, elle regarda par la vitre le balai des feuilles qui virvollettaient vers le sol. Elle s'émerveillait de ce moment tellement bon, tellement crémeux, tellement enivrant.
Et puis à 10h 34 minutes et 42 secondes, tout s'écroula, elle s'aperçut que ceux qu'elle aimaient, avec qui elle riaient, avec qui elle apprenait, avec qui elle vivait , avec qui elle achetait, avec qui elle buvait, avec qui elle fumait, a qui elle offrait son sourire si magnifique, tellement rieur, ceux avec qui elle découvrait la vie, ceux ci l'avait trahi.
Partis, ils étaient partis s'amuser à une fête sans elles, et revenant à la matinée, nourris de souvenir et de joie, il avait posté, exubérant, les photos, les mémoires de cette folle nuit, où on l'avait oubliée. Et cette allégorie de la joie et de la bonne humeur, cette vitalité concentré, ne put rien faire, elle versa une larme, sans s'en apercevoir, elle perdait de sa superbe, tout son monde se dérobait, s'en allait. Elle fut d'abord étonnée, et dans son innocence merveilleuse, elle ne put les accuser, mais ces photos, ces images dégueulasse, de cette joie, de ce bonheur consommé sans elle, lui renvoyaient en plein dans la gueule une réalité ô combien honteuse. Alors poussa en elle un sentiment d'amertume, elle ne put se retenir, ses yeux se brouillèrent, se mouillèrent, et tout, tout perdait de sa saveur. Elle parti de l'ordinateur, espérant que ce n'était pas vrai. Cette douce femme, cette si belle adolescente, cette si gentille personne, avait été trahie. Et ce sentiment qui gâché tout, cette amertume désastreuse, cette envie de vomir, et elle pleurait, elle pleurait. Elle se réfugia dans son lit qu'elle n'aurait jamais voulu quitter, elle était submergé de sensation horrible, elle sombrai. Mais cette camarade jolie, si mignonne et si adorable, n'arriva pas à détester ceux qui l'avait trahi.
Et petit à petit, calfeutrer dans son lit elle se détesta, elle se haï, tous cela était de sa faute, pas la leur.
Devant l'horreur une personne tellement aimable, ne put pas accuser les autres, et préféra se mépriser. Alors dégoûté d'elle, elle sorti de son lit et entra dans sa salle de bain, qui d'habitude l'enchantée, lui apportait tant de réconfort. Elle se déshabilla, avec sa douceur accoutumé. Elle regarda son corps nu, dans son miroir, et elle se méprisa. Ses seins si beau , si juste, ces seins elle les haïssait, ses hanches si belles, si douce, ces hanches elle les détestait, Ses jambes si merveilleuses, si fines, ces jambes elle les exécrait , Et elle méprisa tout son corps ,ce corps parfait, elle le rejeta. Elle rentra doucement dans son bain, presque joyeusement. Et elle s'enfonça dans l'eau. Personne n'était la pour lui donner ce goût de vivre qu'elle avait insufflé a tant d'autre, personne n'était la pour lui rendre son sourire, si mignon, son sourire qui lui creusai de si jolie pommette rieuse, et elle s'enfonçait, non personne n'était la pour rire ave celle, pour l'aimer, personne n'était pour lui rendre la pareil, lui rendre tout cette amour qu'elle dispersait si généreusement, personne n'était la pour la soutenir, et elle sombrait, non personne n'était la pour elle, elle qui chérissait tant les autres, qui les aidait tellement, elle qui grandissait tellement de monde, elle qui était un soleil merveilleux. Et elle coula .
Et son visage ne put ne pas sourrir, même morte elle ne put en vouloir aux autres.